Ma bulle d'oxygène dans ce monde...
Voici l'un des derniers livres dont je viens de lire la dernière page, hier soir. En fait, j'en lis toujours deux voire trois en même temps, afin d'avoir le choix... et surtout ne pas culpabiliser si je n'arrive vraiment pas à me lancer dans l'histoire !! Il y en a toujours au moins un qui attire plus mon attention.
Parenthèse faite sur ma façon de lire, je vais un peu plus vous donner mon humble avis sur ce livre.
Je commence par l'auteur, Franck Thilliez. Je l'ai découvert lors de la lecture de Train d'enfer pour Ange rouge. Suite à la lecture de ce livre, qui m'a envoûtée, passionnée, j'ai décidé petit à petit de tous les lire... Sur certains livres, j'ai été déçue... Je devinais trop facilement la fin, l'histoire était toujours menée de la même façon... Le charme était rompu et je ne savais pas si je me plongerais dans son prochain livre... J'ai donc fait une grande pause, pensant ne plus en lire un autre. Et, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !! Je me suis donc plongée cet été dans la lecture de L'anneau de Moebius, qui tomba au hasard entre mes mains... En moins de 3 jours, je le termina... Je venais de redécouvrir cet auteur... je venais de retrouver la raison pour laquelle j'avais adoré ces premiers livres...
Et donc dès la sortie aux éditions Pocket de Fractures, j'ai filé à la Fn*c du coin pour l'acheter... La question ne se posait même pas... Je voulais absolument le lire.
Le soir même, je me plongeais dans l'histoire d'Alice... Et je retrouvais cet univers, si propre à cet auteur, qui m'avait totalement envoûtée et fascinée au départ...
L'histoire me sembla de suite complexe avec toutes ces personnes qui n'avaient pas obligatoirement un lien entre elles... Au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture, je tentais de fabriquer mon propre schéma reliant chaque prénom entre eux.
J'avais de plus en plus de mal à stopper ma lecture... Je voulais toujours savoir la suite. J'étais réellement happée par l'histoire, histoire qui se déroulait lentement et secrètement au fil des pages lues. J'adorais chaque soir en découvrir un peu plus, disparaître du monde réel en l'instant de quelques lignes, et me retrouver embarquée dans le tourbillon des mots de l'auteur, tourbillon magique... sensation enivrante et que j'adore...
Mais, malheureusement il y a un "mais", je découvris trop vite et trop simplement le dénouement.. Certes, il semble logique que petit à petit, tout se mette en place afin d'amener la fin de l'histoire. Cependant, je regrette juste que cette fin soit un peu bâclée, à mon goût... sensation que l'on se débarrasse de certains détails, de certaines personnes trop facilement. Sensation qu'il faut clôturer, mettre le mot fin...
Le souci du détail, de la mise en scène, de ne pas trop en dire, en écrire, connu lors de la lecture de ses premiers livres n'est plus là...
Malgré tout, j'avoue avoir aimé l'histoire, avoir aimé suivre, Alice à travers ses aventures, son envie de combler les trous noirs de son passé...
J'ai aussi aimé apprendre que qu'Alice existe vraiment... même si cette histoire est romancée, une pure fiction, certaines personnes, lieux ne le sont pas... Alice Dehaene a même son propre blog, ici, où elle raconte l'écriture de ce thriller.
Au final, même si je fus un peu déçue, je pense que je me laisserai tenter par son dernier livre, dont je viens de lire le premier chapitre... mais uniquement dès qu'il sortira en version Pocket...
Pour finir, voici la quatrième de couverture :
Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. A l'hôpital de Lille, son psychiatre doit lui révéler le résultat d'un an de traitement, lui apporter cette lumière qu'elle recherche depuis si longtemps. Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l'en empêcher : cette photo récente de sa soeur jumelle, pourtant morte dix ans auparavant, qu'elle récupère des mains d'un immigré clandestin ; son père, agressé chez lui à l'arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu'elle découvre dans sa douche et à propos duquel elle n'a pas le moindre souvenir ; cet homme retrouvé nu dans un abribus et qui semble avoir vu le diable en personne.
En un mot, Alice vient de prendre un aller simple vers la folie...