Ma bulle d'oxygène dans ce monde...
Pourquoi faut-il toujours écrire une introduction ?
Pourquoi faut-il toujours trouver une accroche, un début ?
Là, je suis dans une impasse face à cette page blanche.
Je ne trouve guère la façon de commencer l'article.
Peut-être la raison se cache juste dans le fait que je souhaite parler de beaucoup de choses... et du coup, je n'arrive pas à tout ordonner !! Pourtant dans ma tête, tout est déjà bien en place et écrit... Mais là, face au clavier, tout se complique...
Mais bon, il semblerait qu'à présent, une pseudo-introduction soit écrite, je peux donc me lancer à l'écriture du corps de l'article en passant par une voie rose de préférence...
Rose est la couleur de la voie que je préfère faire dès que je chausse des chaussons et que j'enfile un baudrier... en fait dès que je vais faire de l'escalade.
Même si mes débuts furent chaotiques et très peu glorieux, j'ai eu envie de continuer cette activité. Et à présent, j'attends toujours avec impatience le jour où je vais pouvoir la pratiquer...
Et là, ce week-end, j'ai eu la possibilité d'aller me confronter à des "vrais" murs, sans voie colorée, sans numéro et lettre, sans prises artificielles... J'ai découvert les joies de l'escalade en extérieur.
Ce fut une expérience qui me donne encore plus envie de pratiquer cette activité, activité qui me permet de me vider la tête à chaque fois !
Les sensations sont totalement différentes et même meilleures.
A présent, je suis totalement mordue par cette activité et je n'envisage pas la stopper...
L'escalade est arrivée dans ma vie à un moment où mon corps a dit stop à beaucoup de choses... où mon corps a enfin donné la clé de tous ces maux inexpliqués...
L'escalade me permet, l'instant de quelques heures, de m'évader, d'oublier ce traitement, que je supporte de moins en moins bien... d'oublier qu'à présent, je dois vivre avec cette maladie... d'oublier aussi cette seconde maladie, venue se greffer à la première... d'oublier qu'au dessus de ma tête se trouve une épée de Damoclès pour un énième passage sur la table... d'oublier les examens qui m'attendent en juin, puis en août... et surtout de me déconnecter du monde réel en me prouvant que même avec la tête en vrac et une fatigue qui ne me quitte plus, je suis encore capable de me surpasser et de me vider la tête !
A présent, il faut que je trouve une conclusion... et là, c'est le même problème que pour mon intro...
Que conclure ? Que dire ? Rien... sauf écouter cette chanson.